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Orlando : «Dalida est intemporelle» (interview)


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Publié le 05/01/2017 - 09h36

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Orlando : «Dalida est intemporelle» (interview)

120 millions d'albums vendus de son vivant, 20 millions depuis sa disparition il y a trente ans: «Le miracle, c'est qu'elle est intemporelle !», confie son frère Orlando, son producteur depuis ses débuts et aujourd'hui gestionnaire de l'oeuvre de la chanteuse.

Q: Trente après, Dalida séduit encore les nouvelles générations. Comment l'expliquez-vous ?

R: "C'est très émouvant de savoir qu'elle est toujours vivante dans le coeur du public, toujours aimée de génération en génération. L'originalité, la modernité de Dalida, la diversité de ses chansons et la vie qu'elle a eue, sont autant de liens forts avec le public. Pour entrer dans le coeur des gens, il ne faut pas seulement vendre des disques et remplir des salles. Il faut aussi que votre vie personnelle soit à la hauteur de la vie artistique. Et elle a payé très cher. Parfois, je me dis que Iolanda s'est retirée pour que Dalida entre dans l'éternité. Depuis trente ans, le mot mort est banni dans la famille. Pour nous, elle est toujours présente".

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Q: En quoi Dalida était moderne ?

R: "Ma soeur a toujours été une femme libre et avant-gardiste. Elle a fait tout avant tout le monde, souvent la première des premières fois, que ce soit sur le plan artistique, personnel ou sociétal. Des chansons comme «Il venait d'avoir 18 ans», sur cet amour impossible à l'époque à cause de la différence d'âge, le prouvent. J'ai été le témoin de son histoire et par la force des choses, je suis devenu le gardien de sa mémoire".

Q: Qu'avez-vous ressenti en découvrant le biopic de Liza Azuelos ?

Dalida sur la scène de l'Olympia à Paris en janvier 1974

R: "Au premier visionnage, j'ai ressenti un grand choc tellement la vérité apparaît. J'ai vu la vie de Dalida et la mienne défiler à l'écran. Je me suis rendu compte du chemin parcouru, avec les bonheurs et les malheurs. 48 heures après, j'ai demandé à revoir le film une seconde fois. Je me suis forcé à mettre de côté mes émotions de frère et de producteur, et j'ai enfin pu l'apprécier presque comme un spectateur normal. Une fois la confiance installée avec la réalisatrice, je lui ai laissé carte blanche et j'ai mis à sa disposition toutes mes archives".

Dalida en janvier 1974 à l'Olympia

Q: Vous êtes le légataire artistique de Dalida. Comment gérez-vous son image ?

R: "Depuis les débuts de ma soeur, ma mission de producteur a toujours été de la projeter dans le futur. Pour les nouvelles générations, je continue de construire son oeuvre et de l'actualiser. Je suis perfectionniste, comme elle l'était. Mon souci permanent est de ne pas tomber dans la nostalgie, et de toujours donner de Dalida une image actuelle et moderne. Le miracle avec Dalida, c'est qu'elle est intemporelle. Quand on regarde des photos d'elle, on a l'impression qu'elle les a faites hier. Elle ne suivait pas la mode, elle a toujours été à la mode. Le public s'en rend compte".

Propos recueillis par Jean-François GUYOT

Légende & Crédit photo : Dalida a vendu 120 millions d'albums de son vivant et 20 millions depuis sa disparition il y a trente ans AFP/Archives /
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