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Comment vous sentez-vous pour la sortie de votre second album ?Très stressé car artistiquement, c’est ma toute première œuvre. J’ai bien sûr participé activement à la préparation de mon précédent disque, mais il s’agissait de reprises. Ici, le public va pouvoir me découvrir, connaître mes passions, mes émotions. L’opus s’intitule d’ailleurs «Exhibition» ! Le premier morceau extrait de l’album, «Toc toc», a ainsi quelques accents autobiographiques. On vous désigne déjà comme un phénomène, un virtuose. Qu’en pensez-vous ?Ah, ça flatte l’ego. Mais lorsqu’on entend ce genre de remarque, il faut d’autant plus s’investir pour évoluer et toujours donner le meilleur. Peu importe le pourcentage de chances ou le destin, je suis convaincu que seul le travail intensif compte. À propos de travail, vous vous êtes entouré de collaborateurs divers et inattendus dont… Pierre Palmade. Comment l’avez-vous rencontré ?Pierre est un ami fantastique depuis des années et l’une des personnes les plus importantes de mon entourage. Un soir, en traînant autour d’un piano, nous avons eu l’idée de raconter une histoire sans doute universelle : celle d’une femme espérant croiser l’homme de sa vie, le «bon numéro». De là, on a créé «Tu le reconnaîtras». Palmade, qui donne plutôt dans l’humour, peut surprendre dans un registre plus sérieux. Mais les meilleurs clowns ont souvent un côté grave. Vos chansons sont en phase avec les préoccupations actuelles. Aimez-vous votre époque ?Oh, oui ! Même si je ne l’ai pas choisie. On trouve du bon dans chaque génération. Bien qu’aujourd’hui nous soyons moins légers, moins insouciants, j’apprécie notre ère. Et j’ai tenu à parler de sujets générationnels car il me faut des chansons à textes. Les tubes commerciaux formatés, ce n’est pas pour moi. L’album sera forcément suivi de concerts. Avez-vous l’angoisse de la scène ?Non, c’est le seul endroit où je suis bien, où il n’y a plus aucune notion de temps ou de condition. Sur les planches, j’oublie tout, le paraître, les on-dit. Ce même sentiment agréable m’envahit lors de mes prestations de DJ en club. Je suis littéralement possédé par la musique ! Quelle impression gardez-vous de la «Star Academy» ?Être assimilé à cette émission ne m’a posé aucun problème. Les ex-élèves qui souffrent le plus de cette étiquette sont justement ceux désireux de s’en défaire à tout prix. Pour ma part, je ne méprise pas cette rampe de lancement. Elle fait partie des étapes de ma vie, au même titre que le Conservatoire. Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas percé dans ce métier ?Je ne sais rien faire d’autre, je n’ai pas le choix ! Tout ce qui touche au domaine musical me passionne. À l’école, je n’étais pas un cancre, mais un élève un peu absent, avec la tête dans les nuages et la musique. À 4 ans déjà, je chantais. Ma mère en a gardé des photos qui nous font aujourd’hui sourire avec nostalgie. Proche de son publicQue pense Quentin de la notoriété ? «Je l’adore» dit-il. «Je ne suis pas de ces artistes persuadés que la rareté crée la demande. Au contraire, il faut être présent et proche de son public. Sur scène et au quotidien.» À écouter : «Exhibition», Quentin Mosimann, (Mercury/ Universal). Forum officiel : www.quentinmosimann.forumm.biz Entretien : Carol THILL
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