Faut-il vivre caché pour vivre heureux, ainsi que moralisait Jean-Pierre Florian, fabuliste du XVIIIe siècle ? L’auteur académicien s’interrogeait sur cet étrange état extatique après lequel tout le monde court. Et que certains parviennent à rattraper quand d’autres, toutes les conditions fussent-elles réunies pour l’atteindre, peinent à saisir. Comme s’il fallait qu’il leur échappe.
Pire. La félicité dans laquelle baignent leurs congénères agace les malheureux au plus haut point. Ah, cette vilaine manie de se comparer plutôt que de se satisfaire de ce qu’on a, de travailler à obtenir ce qui nous manque… ou de se tourner vers les autres.
Satané bonheur désormais mesuré par le World Happiness Report lancé en 2012 par un organisme onusien (*) ! Et qui, d’après l’analyse 2025, est influencé par la bienveillance – « doublement bénie » parce qu’elle profite à ceux qui donnent comme à ceux qui reçoivent – et le partage.
À méditer pour l’année nouvelle que la rédaction de Télépro vous souhaite, à nouveau, la plus épanouissante possible.
(*) et dont le rapport 2024, publié en mars dernier, classe la Belgique en 14e position…
