Après une année 2025 «compliquée», BX1 se renouvelle pour 2026

La chaîne bruxelloise change de logo © BELGA

Le média bruxellois BX1 a levé le voile, jeudi, sur sa nouvelle identité visuelle et sa grille de programmes remaniée. Cette présentation s‘est tenue au cœur de ses nouveaux quartiers généraux, le « Frame » à Schaerbeek, où la rédaction a pris ses marques en novembre dernier.

Cette refonte intervient dans un contexte particulier, quelques semaines après l‘annonce du licenciement de huit employés.

Une concomitance de calendrier qu‘a tenue à clarifier Annebel Joseph, la nouvelle directrice générale : ce chantier était déjà dans les cartons bien avant la restructuration annoncée fin novembre. « L‘ambition était de dépoussiérer l‘image de BX1 pour devenir la référence médiatique durable à Bruxelles », a-t-elle souligné.

Cette volonté de renouveau se matérialise par un nouveau logo « modulaire et coloré » ainsi qu‘un habillage renouvelé sur toutes les plateformes, a expliqué la direction. L‘objectif est de rendre BX1 « plus visible » et de refléter une image « vivante à l‘image de Bruxelles ». Un nouveau site internet sera également lancé.

La nouvelle grille de programmes, décrite comme « plus riche » et « plus fluide » par Arnaud Gabriel, directeur de l‘information et de la communication, vise à réduire les boucles de rediffusion au profit de programmes « incarnés et mieux contextualisés ».

Le direct deviendra le fil rouge de la soirée avec une tranche d‘info de 18h à 20h. Parmi les nouveautés, « Bonsoir Bruxelles » (18h20-19h00), présenté tous les soirs par Fabrice Grosfilley, mêlera « interview-vérité » et débats.

La matinale radio/TV « Bonjour Bruxelles » fera peau neuve avec une équipe 100% féminine.

« 60 minutes libres », une nouvelle émission radio d‘une heure, offrira « un espace de parole à celles et ceux que l‘on entend peu dans les médias traditionnels ».

L‘offre s’étoffera également avec « La bande à Sophie », où quatre humoristes décrypteront l‘actualité, « À travers le Miroir », une série de rencontres intimistes avec des personnalités bruxelloises, et « CTRL + Z », une émission qui sera diffusée en direct sur Twitch un jeudi sur deux.

Une nouvelle application mobile et une refonte de la radio sont également attendues dans le courant de l‘année. D‘autres projets sont dans les tuyaux pour les semaines à venir : l’émission économique « Capital » prévue après les congés de détente, l’émission « In House » qui invitera des DJs à performer dans des lieux bruxellois, ainsi qu‘un rendez-vous culinaire.

La chaîne mise sur la productivité

La nouvelle directrice Annebel Joseph est revenue sur la restructuration opérée en fin d’année dernière. Entre licenciements économiques, négociations sur le temps de travail et modernisation technologique, la chaîne régionale tente de tourner la page d’une crise financière en pariant sur une hausse de sa productivité.

L’année 2025 a été une « année rouge » sur le plan financier pour BX1, dont les subsides régionaux, émanant de la Cocof, constituent la principale source de revenus, a souligné la directrice, sans dévoiler davantage de détails. Pour « passer ce cap financier compliqué », la direction a dû trancher dans le vif : huit employés ont quitté le navire, dont six via des licenciements secs. Une coupe qui a touché un quart de la rédaction.

Malgré ces licenciements, des difficultés financières persisteraient au sein du média bruxellois, a-t-on appris à bonne source. Interrogée sur la possibilité de nouveaux licenciements, Annebel Joseph a voulu rassurer sans pour autant écarter totalement cette éventualité. « On fait tout pour l’éviter », a-t-elle déclaré, tout en admettant qu’il n’y avait « pas de garantie d’emploi ».

« Je veux protéger les équipes de BX1, mais nous devons évoluer, sinon on va mourir », a ajouté la directrice. Pour redresser la barre et sécuriser l’avenir, la direction mise sur l’augmentation de la productivité des équipes restantes. « Faire différemment pour faire plus », a résumé Mme Joseph. Des discussions sont en cours avec la délégation syndicale autour d’une nouvelle convention collective de travail (CCT). Parmi les points sur la table, le passage de journées de 7h30 à des prestations de 9 heures, qui offriraient plus de flexibilité pour couvrir l’actualité.

Parallèlement à cette réorganisation, BX1 a opéré un « bond technologique » depuis son installation dans les locaux du Frame, à Schaerbeek. Cette modernisation permettra notamment de rationaliser les opérations et donc d’augmenter la productivité et la polyvalence des équipes : « Certaines opérations techniques qui mobilisaient trois personnes en demanderont beaucoup moins désormais », a expliqué la directrice.

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