De nouvelles aides de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour LN24 ? La ministre Jacqueline Galant répond

Jacqueline Galant © BELGA

La ministre en charge des Médias, Jacqueline Galant (MR), a écarté mardi toute nouvelle aide financière de la Fédération Wallonie-Bruxelles à la chaîne télé en difficulté LN24.

En septembre 2022, le précédent gouvernement avait accordé une « aide exceptionnelle » d‘un demi-million d‘euros pour aider la chaîne privée. « Il va de soi qu‘une telle intervention ne peut se répéter. Ce type de soutien est strictement encadré par les règles européennes en matière d‘aides d’État », a rappelé la libérale, interrogée en commission Médias du parlement par plusieurs députés. « Vous comprendrez dès lors que je n‘y suis pas favorable, d‘autant que l‘ensemble des secteurs de la Fédération est appelé à contribuer à l‘effort de redressement des finances publiques », a-t-elle ajouté.

Lancée en 2019, la chaîne LN24 n‘a jamais pu trouver de viabilité économique, cumulant plus de 21 millions d‘euros de pertes reportées fin 2024. Conçue à l‘origine comme une chaîne d‘info, LN24 s‘est repositionnée avec le temps en chaîne généraliste. Ces derniers mois et semaines, elle s‘est séparée de plusieurs de ses journalistes.

Le mois dernier, l‘homme de médias et de marketing Freddy Tacheny (ex-RTL) a fait une offre de reprise via sa société Zelos.  D‘autres scénarios prévoient une recapitalisation de la part de l‘actionnaire actuel Maja Group. Ou encore un accord de collaboration sous la forme de fournitures de programmes émanant de chaînes françaises. Selon certains députés, ce dernier scénario constituerait toutefois une menace pour le pluralisme et l‘indépendance des médias en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Devant les députés, Jacqueline Galant a indiqué ne pas souhaiter s‘immiscer dans la gestion opérationnelle d‘une entreprise privée, tout en précisant être néanmoins en « contact étroit » avec la direction de la chaîne. Quant au soutien au pluralisme, la Jurbisienne a précisé vouloir s‘appuyer sur les « dispositifs d‘aide existants », lesquels font d‘ailleurs actuellement l‘objet d‘une évaluation. « Je n‘ai pas de baguette magique! », a insisté la ministre. 

Selon elle, la pérennité de l’écosystème médiatique francophone belge dépasse de loin le cadre de la seule Fédération Wallonie-Bruxelles. Il concerne aussi le Fédéral de même que le niveau européen, plus aptes à réagir face à la concurrence grandissante exercée par les plateformes numériques étrangères, a conclu la ministre.

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