Un film à découvrir ce vendredi à 20h55 sur Arte.
Une maison de vacances au bord de la Baltique, occupée par quatre jeunes amis. Il n’a pas plu depuis des semaines. Les forêts desséchées commencent à s’enfl ammer, tout comme leurs émotions…
Un film du cinéaste allemand Christian Petzold.
Rencontre.
C’est un film d’été : des jeunes gens passent l’été ensemble quelque part…
Dans le cinéma américain, cela donne souvent des films d‘horreur : une région inconnue, une maison dans les bois, et l‘horreur commence. Dans le cinéma français, les films d’été avec des jeunes sont souvent des sortes d‘éducations sentimentales : on est à la plage, les classes se mélangent, les gens passent à l’âge adulte. J‘ai voulu que ce film d‘été allemand commence dans la tradition des rêves romantiques allemands : la forêt, le demi-sommeil, la musique, deux jeunes hommes qui roulent en voiture et se perdent. Ils sont à la dérive. Avec ce début, rien n‘est encore posé, si ce n’est cette chose-là : c‘est du cinéma.
Comment avez-vous filmé l’incendie ?
L’incendie surplombe l’ensemble tout comme une cloche de sécheresse. Le paysage semble vert alors qu‘il n’est pas tombé une goutte de pluie pendant les sept semaines du tournage. Il y a eu plusieurs incendies de forêt car tout était tellement sec. La forêt brûlée, nous l’avons filmée près de Treuenbrietzen, et là, les braises et la chaleur s’étaient enfoncées profondément dans le sol. C‘était sinistre, fantomatique. Dans une forêt brûlée, il n’y a plus de bruits, plus de vent dans les feuilles, plus d‘oiseaux, plus d‘insectes, tout a disparu…
Cet article est paru dans le Télépro du 21/8/2025