«Les Trois Mousquetaires, Milady» : 2 questions à Eva Green

Eva Green campe la redoutable femme fatale © RTBF/Ben King

Un film à découvrir ce jeudi à 20h15 sur La Une.

Dans un royaume divisé par les guerres de religion et menacé d’invasion par l’Angleterre, une poignée d’hommes et de femmes vont croiser leurs épées et lier leur destin à celui de la France.

Un film de Martin Bourboulon, avec François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio Marmaï et Eva Green.

Vous campez Milady, une guerrière mi-masculine mi-féminine…

C’est un aspect du personnage, très «femme fatale», que je trouve intéressant et que les costumes viennent suggérer. Milady, en surface, joue de sa féminité avec ses robes, ses perruques, qui dissimulent ses cheveux courts, des pantalons qui vont lui permettre de se battre si la situation venait à mal tourner. Cela lui donne un côté viril. Ce film offre une vision étonnante de Milady, qui tranche avec celle qu’on a pu voir dans les autres adaptations du roman de Dumas.

Est-ce jubilatoire pour une actrice de naviguer sur cette frontière entre masculin et féminin ?

Absolument, c’est le propre du caméléon, et donc du jeu d’acteur. Chez Milady, je pense que le centre est très masculin. Sa féminité lui sert à manipuler ses interlocuteurs, à les séduire, les piéger, voire les tuer, parfois. C’est une arme. Il y a quelque chose de dur en elle. Milady porte une armure, mais si on la sonde, on y découvre des fêlures, bien sûr, car elle est humaine. Je la trouve d’ailleurs bien plus humaine dans ce fi lm que dans le roman de Dumas.

Cet article est paru dans le Télépro du 25/12/2025

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici