L’Elysée dément être destinataire d’une truffe géante de Charente

L'Elysée dément être destinataire d'une truffe géante de Charente
AFP

L’Elysée a démenti vendredi soir être destinataire d’une truffe noire de plus d’un kilogramme expédiée par un grossiste de Gironde, le chef des cuisines présidentielles, Guillaume Gomez réfutant avoir passé une telle commande.

« Les cuisines de l’Elysée n’ont jamais eu le moindre contact avec un intermédiaire parisien ou un producteur pour une commande ou une option » sur une truffe d’un kilogramme, a déclaré à l’AFP l’Elysée.

Vendredi après-midi, Mathieu Trellu, cogérant de Truffe Extra France, une société de vente en gros basée à Barsac (Gironde), avait indiqué à l’AFP qu’une « truffe exceptionnelle » de 1,007 kg était en cours d’expédition par colis express à destination de l’Elysée, confirmant une information de France 3 Aquitaine.

Selon lui, la vente avait été conclue par l’intermédiaire d’un revendeur parisien ayant requis l’anonymat.

Invité à réagir au démenti de l’Elysée, son associé Guillaume Gé a expliqué à l’AFP: « Notre revendeur à Paris, très prestigieux et très connu, nous a dit +M. Gomez veut cette truffe+. Visiblement, il a été un peu hâtif (…) puisque M. Gomez n’est pas au courant. »

« La truffe, elle est partie à Paris, vers notre revendeur (…) Si notre revendeur s’est enflammé en disant que la truffe est partie chez M. Gomez, nous c’est pas notre faute, très naïvement, on l’a cru », s’est-il défendu.

« On est embêté. Peut-être qu’il a parlé à un second de M. Gomez ou quelque chose comme ça, c’est possible (…) Je ne connais pas les mécanismes de l’Elysée », a ajouté M. Gé.

« Visiblement, notre revendeur parisien s’est un peu enflammé », a répété Guillaume Gé, un peu plus tard dans la soirée dans une déclaration à l’AFP. « Il voulait tellement cette truffe qu’il a un peu trop anticipé une demande inappropriée en cette veille d’élection. Nous sommes évidemment désolés pour Guillaume Gomez, si nous l’avons mis dans l’embarras », a ajouté Guillaume Gé.

M. Gé, dont la société travaille avec de grand chefs étoilés, comme Alain Ducasse, Joël Robuchon ou Marc Veyrat, a dit ne pas connaître personnellement M. Gomez qu’il a essayé de contacter directement à deux reprises vendredi soir, sans succès.

Cette truffe noire, plus connue des botanistes sous le nom de « Tuber melanosporum », a été reniflée par un labrador, mercredi après-midi, au pied d’un chêne truffier en territoire charentais, à la lisière de l’Entre-deux-Mers (nord-est de Bordeaux).

Le propriétaire de la truffière, qui a lui aussi requis l’anonymat, s’était adressé au grossiste girondin pour la vendre.

« C’est extrêmement rare de trouver une truffe aussi grosse, surtout après un été aussi chaud que l’été passé », avait assuré M. Trellu, selon qui le poids moyen d’une truffe « varie de 20 à 150 grammes », pour un prix moyen compris entre 850 et 1.000 euros le kg. « Et pour des gros calibres comme celui-ci, on a rarement une maturité homogène. Mais celle-ci est mature partout et sera donc excellente », avait-il dit.

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