Dauphins, jaguars, éléphants, wallabies, rennes… : leurs habitudes… stupéfiantes !
Derrière son petit sourire angélique, Flipper le dauphin nous ferait-il la nique ? Les éléphants nous trompent-ils ? Figurez-vous que, comme le jaguar, aucun d’eux ne dira non à… un pétard. Vous avez bien lu : une petite défonce ? Ils foncent. Non mais, j’hallucine Eugène ! Pas du tout.
Des chats domestiques aux éléphants, les animaux sont très sensibles à certains psychotropes présents dans la nature. Arte nous invite dans un monde de crocos accros et de caméléons camés (vendredi à 19.00).
Leur monde est stone
L’image est saisissante. Le dauphin flotte sur l’eau. L’air hagard, il plane, complètement stone. Que lui arrive-t-il ? Le responsable se trouve à quelques encâblures. Il y a une dizaine d’années, une équipe de la BBC filme la transaction entre le « dealer », un poisson-globe, et ses « junkies », un groupe de dauphins. D’abord, cela ressemble à un ballet. Les mammifères marins font la ronde autour du poisson, le poussent avec leur nez, sans le blesser, se le passent comme un ballon. Car l’animal, lorsqu’il se sent menacé se gonfle. Il double voire triple de volume. Surtout, il émet un venin, la tétrodotoxine. Elle peut être mortelle. Libérée à faible dose, elle ne présente pas de danger pour les prédateurs. Elle les rend simplement shootés, défoncés… Et les voilà « comme hypnotisés, en transe », raconte le producteur. Dans la nature, tout est disponible sur place, à portée de nez, de mâchoire ou de trompe.
Le mystère des wallabies
Plantes, fruits, champignons : au fil des millénaires, la nature a créé une multitude de substances aux effets parfois… stupéfiants. Que leur consommation soit volontaire ou accidentelle, elles occasionnent chez certains animaux à plumes, à poils et à écailles des réactions qui ne trompent pas. En 2009, le site australien The Mercury relate l’histoire du mystère résolu des wallabies de Tasmanie.

Des cercles mystérieux, tels des agroglyphes, étaient apparus dans les champs. Ces formes géométriques, parfois complexes, faisaient l’objet de nombreuses suppositions, notamment celle d’interventions extraterrestres.
Wallabies junkies
Personne n’en comprenait l’origine. Jusqu’à l’intervention de la ministre de la Justice : « Nous avons un problème avec les wallabies », déclare-elle. « Ils entrent dans les champs de pavots, se défoncent et commencent à tourner en rond. Les cercles que l’on observe sont dus à des wallabies drogués. » La Tasmanie est le premier producteur mondial de pavot légal destiné au marché pharmaceutique. Les wallabies, petits cousins des kangourous, avaient trouvé leur fournisseur…
Les rennes volants
Autres « junkies » : les rennes, friands d’amanites tue-mouches, un champignon psychotrope. « Ils les déterrent congelées, les mangent et s’offrent en spectacle comme s’ils étaient ivres », relate le journal de vulgarisation scientifique L’Octopus. « Certains se mettent à courir sans raison, d’autres à faire des bonds prodigieux. »

Des rennes drogués seraient-ils à l’origine du traîneau du Père Noël tiré par des rennes volants ?
Chats, éléphants…
Les chats (mais aussi les tigres, les léopards et les lynx) accros à la cataire, une herbe euphorisante, les éléphants (tout comme des singes, des oiseaux et des gorilles) qui se crament à la plante hallucinogène iboga, le jaguar qui préfère mâchouiller la plante à fleurs Banisteriopsis caapi… : de la défonce récréative ? Selon une étude publiée en 2011, les animaux se drogueraient de manière volontaire et répétée. Pour d’autres scientifiques, difficile de dire si, dans son milieu naturel, l’animal consomme d’abord pour se nourrir, ou pour faire l’expérience des effets de la drogue. En attendant une réponse définitive à la question, dans la brousse, en passant par la jungle et la taïga, c’est la bamboula !
Cet article est paru dans le Télépro du 21/8/2025