Rentrée 2020 : voici ce qui vous attend sur Arte

Charlotte Rampling dans «Kidnapping» © Arte

Sur Arte, la rentrée se fera dans « la continuité » tout en s’appuyant sur le « besoin d’Europe » des téléspectateurs et en développant l’offre du site Arte.tv, qui diffusera ses propres séries, ont indiqué les dirigeants de la chaîne lors d’une présentation lundi.

La chaîne franco-allemande affiche des audiences en hausse, avec une part d’audience (PDA) de 2,8% en moyenne pour l’année en cours, contre 2,5% l’année d’avant, et un été record à 3% en France. En Allemagne, la PDA augmente aussi, à 1,3% contre 1,1% en 2019.

Arte poursuit trois axes stratégiques, a déclaré le nouveau patron d’Arte France, Bruno Patino, qui a succédé à Véronique Cayla cet été. Soit « la réaffirmation permanente de notre différence (…) avec une voix plus diversifiée et plus engagée », « les perspectives de développement européen », qui seront précisées vers la fin de l’année, et « le développement d’un bouquet de propositions éditoriales ». Sur ce dernier point, le dirigeant entend faire d’Arte.tv « une proposition éditoriale qui soit cohérente et en harmonie avec la chaîne tout en s’en différenciant de façon croissante ».

La chaîne mène aussi des discussions sur la présence possible de ses programmes sur Salto, la future plateforme de vidéos à la demande de France Télévisions, M6 et TF1. « Mais il n’y a pas de projet de devenir actionnaire de Salto. Nous sommes surtout concentrés sur le développement de notre offre gratuite Arte.tv », a précisé Bruno Patino.

Arte proposera à partir du 3 octobre un éventail de séries « cultes, rares ou inédites », gratuites et disponibles dans leur intégralité, visibles uniquement sur le site. Cette nouvelle offre s’ouvrira sur une sélection de huit séries britanniques, dont « The Virtues » doublement primée au festival Séries Mania en 2019 et « A young doctor’s notebook » avec Daniel Radcliffe (Harry Potter) et Jon Hamm (Mad Men).

La chaîne continue aussi de miser sur la création numérique avec des fictions et séries documentaires en réalité virtuelle, un film interactif et des webséries. « Notre ambition d’être la plateforme culturelle européenne se concrétise jour après jour: l’an dernier, l’ensemble des offres numériques d’Arte ont enregistré plus d’un milliard de vidéos vues, dont 20% en dehors de France et d’Allemagne », a salué Peter Boudgout, président d’Arte GEIE, la structure qui réunit Arte France et Arte Allemagne.

La chaîne va proposer une collection européenne de documentaires et reportages en collaboration avec les chaînes publiques allemande, française, et suisse. Elle diffusera aussi le deuxième volet de son enquête participative en ligne (près de 400.000 répondants et 40 millions de réponses), pour tenter de comprendre la nouvelle génération d’Européens.

Côté fiction, si la crise sanitaire a affecté près de 150 tournages « qui reprennent progressivement », la chaîne ne baisse pas ses engagements en production, assure Bruno Patino. Les téléspectateurs pourront découvrir le 18 septembre une création maison, « No man’s land », série franco-israélienne qui suit la quête d’un jeune Français parti en Syrie à la recherche de sa soeur présumée morte.

Fin octobre, les amateurs de fantastique regarderont « Moloch », thriller français où des inconnus prennent feu de manière inexplicable. Et les amateurs de polar ne seront pas en reste avec « Kidnapping », co-production franco-danoise avec Charlotte Rampling. Côté cinéma, la chaîne prévoit des cycles consacrés à Kathryn Bigelow, François Truffaut et Isabelle Huppert.

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