Hakim Jemili : «Je ne suis pas prêt à faire ce métier à tout prix»

Hakim Jemili © Getty Images
David Barbet Animateur

Hakim Jemili est de passage en Belgique avec son spectacle «Fatigué». Il sera sur la scène du Novum (Etterbeek) le 10 janvier. 

Rencontre avec l’humoriste. 

Est-ce que vous vous êtes dit que c’était parfois trop, qu’il fallait ralentir le rythme au risque de vous fatiguer durant votre carrière ? 

Les gens m’ont dit de faire un pas de côté. J’ai suivi le conseil car ils veulent mon bien. 

Est-ce facile de se construire un entourage quand on est connu ? 

Les gens sont extrêmement jaloux. Ils n’ont pas une tendance à se réjouir pour les autres. Je ne suis pas prêt à faire ce métier à tout prix. J’ai des vrais potes dans le milieu, mais le milieu attire les fous. 

Vous avez commencé votre carrière sur Youtube. Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’humour ? 

Je voulais vaincre ma timidité. Je tremblais quand j’étais devant un public, c’était horrible. J’ai énormément pris sur moi. C’était très dur pendant deux ans, c’était contre nature. Le problème était trop grave, c’était problématique dans ma vie. C’était vraiment une maladie. Dans mon école de publicité, je n’arrivais pas à faire une présentation devant la classe, c’était grave. 

Vous êtes à l’affiche du film « Chasse gardée 2 ». Est-ce une surprise de voir une suite à ce film ? 

Oui, clairement. Mon équipe ne voulait pas que je fasse ce film. J’ai dit oui car le scénario était très drôle. Le jour de la sortie, il y avait une soirée chez UGC pour voir les chiffres. Je suis rentré dans la salle et j’ai vu les producteurs et distributeurs en train de faire la chenille. J’ai compris que c’était un carton. 

Dans le descriptif de votre spectacle, vous écrivez : « Doit-on avoir un avis sur tout ? » Pour vous, les chaînes d’information en continu qui donnent leur avis sur tout, est-ce une bonne chose ?

Vous savez que c’est catastrophique. Les gens qui trouvent ça bien sont des c…. On ne peut pas avoir un avis sur tout. Ferme ta g…, c’est beaucoup mieux. Nous sommes foutus : nos sociétés sont en pleine dégringolade.

Retrouvez l’intégralité de l’interview en vidéo ci-dessous :

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