Mustii : «Une ode à la vie»

© VLAD VDK/RTBF
Pierre Bertinchamps
Pierre Bertinchamps Journaliste

C’est un vrai showman qui va représenter la Belgique à l’Eurovision, ce jeudi soir, sur La Une. Mustii (33 ans) fait partie des favoris du concours européen.

Une fois n’est pas coutume, la Belgique a été la première à dévoiler son candidat pour le 68e Concours Eurovision de la chanson. Mustii avait été contacté par la RTBF un an auparavant, ce qui lui a laissé le temps de parfaire le titre qu’il défendra à Malmö (Suède), «Before the Party’s Over». Le chanteur bruxellois aime la scène et ses concerts enflamment le public. Croisons les doigts…

De quoi parle votre chanson ?

C’est un message sur la résilience. La première partie de la chanson parle de la lutte pour la vie qui peut être synonyme de rejet, mais à un moment, il faut prendre la vie à brasle- corps et s’assumer complètement. Ces deux parties sont traduites musicalement avec d’abord une mélodie plus intime, puis l’explosion. Cette progression me tenait à coeur, et ce sera intéressant à voir sur scène.

Est-ce aussi votre histoire ?

J’ai eu une adolescence un peu compliquée et il y a eu ce cheminement aussi, avec un déclic. Aujourd’hui, j’ai envie de m’exprimer sans regret et sans peur. C’est ce que je souhaite pour tout le monde. Il faut faire tomber tout ce qui nous retient et nous fait se conformer à certaines normes. Cette chanson est une ode à la vie. Elle peut paraître sombre et mélancolique, mais ça n’en fait pas un titre pessimiste.

A-t-elle été écrite pour l’Eurovision ?

Non, pour mon album en préparation. Je ne voulais pas entrer dans un formatage. Je voulais garder la magie et l’âme du projet. J’ai été très attentif à ça. Quand on commençait à penser un peu trop «Eurovision», je sortais les crocs. (Rires) Il faut garder l’ADN de mon parcours et la cohérence avec l’album qui va suivre.

Était-ce une surprise, cette demande de participer à l’Eurovision ?

Je ne m’y attendais pas à ce moment-là. C’est venu de manière directe, sans passer par une sélection. Et surtout, sans la chanson ! Ce que j’ai aimé, c’est la prise de risque de la RTBF qui est sortie de la routine,
c’est-à-dire solliciter un candidat de «The Voice». Ils ont fait confiance à un profil. C’est flatteur, mais la pression est forte.

Quelles sont vos inspirations ?

J’ai plein de références pour cette chanson, dont le titre «Memory of a Free Festival», de David Bowie (1969), qui est construit en deux parties avec une chorale à la fin. Il y a aussi la pièce de Tchekhov, «Les Trois soeurs» pour la thématique sur la résilience. J’aime aussi Grace Jones et Iggy Pop, qui sont mes
icônes. Cette passion doit venir des vinyles de mon père qu’il écoutait beaucoup à la maison.

Avez un souvenir de l’Eurovision ?

C’est en voyant le groupe italien Måneskin (ndlr : en 2021 à Rotterdam) que j’ai eu envie de fouler la scène de l’Eurovision. Leur liberté et la cohérence de leur performance m’a fait me rendre compte qu’on peut aussi prendre du plaisir sur ce genre de scène.

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Cet article est paru dans le Télépro du 2 mai 2024.

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